Sunday cooking : La Tarte au Goudron !

Ça vous prendra l’un de ces dimanches à 16h quand le temps maussade aura eu raison toute la bonne volonté que vous aviez le matin au réveil, persuadé(e) que votre week-end serait empli d’activités hors du commun. Au final, mi flemme mi raisin, vous aurez vidé le lave-vaisselle et lancé une machine que vous sortirez le lendemain matin par la force des choses. A 16h08 cependant, vous vous traînerez vers votre placard, frigo ou congélateur une once de vivacité en poche : ainsi naîtra une tarte mémorable d’un dimanche mémorable. Cela s’appelle La Coïncidence du Rien ! Ici l‘acidulé estival a rencontré le réconfort du temps maussade. Le placard et le congélateur n’ont jamais été si fiers.

TARTE MYRTILLE CREME DE MARRONTARTE-AU-GOUDRON-1

 

Comment fait-on du goudron ?

Le bitume noir bleuté se compose de myrtilles (dit l’Acidulé) « collées » à la crème de marron (dit le Réconfort Temps Maussade). La croûte fine exhaussée grâce à la pâte filo qui a bien fait d’attendre son tour dans un coin du réfrigérateur… On ne se cassera point de dent sur ce magma brillant en revanche il vous fera sûrement la dent noire, le sourire quelque peu… ravagé ravageur. Oui je sais, tout est une question de point vue.

TARTE AU GOUDRON-MYRTILLE-MARRON

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ingrédients pour quelques ouvriers du dimanche

-450g de myrtilles (ici surgelées)

-325g de crème de marron (1 pot)

-80g de cassonade

-6 ou 7 feuilles de pâte filo

-5 c. à s. de crème  liquide

-30g de beurre fondu et … 1 pinceau !

Préchauffer votre bétonnière à 180°C.

 Chemiser un moule à tarte de papier sulfurisé et beurrez le fond au pinceau. Toujours au pinceau, beurrez vos feuilles de filo. 2 blocs de 3/4 feuilles disposés en quiconque couvriront le fond de votre moule.

Etalez la crème de marron dans le fond. Puis recouvrez de myrtilles.

Saupoudrez enfin de cassonade et de la crème liquide en filet. Chiffonnez les bords, un dernier coup de pinceau et au feu pour 40-45 minutes.

Et oui je sais, c’est presque honteux de donner une recette si simple. Mais c’est une recette du dimanche que voulez-vous.

A la sortie on attend le REFROIDISSEMENT COMPLET. Elle restera encore un peu coulante  une fois refroidie et c’est ça qui est bon !

Pour un aperçu Avant/ Après cuisson, jetez un oeil sur Instagram. La tarte à des allures de léopard au premier abord.

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Rendez-vous : le Troc Gourmand

TROC GOURMAND

Dimanche 29 juin aura lieu le premier Troc Gourmand, une bonne idée organisée par le magazine 750 grammes. Rappelez-vous le Salon du Blog Culinaire et mes péripéties, c’est eux. Mon exploration de la campagne soisonnaise dans la brume, c’est eux;) Si vous souhaitez  échanger votre doublon d’appareil à raclette (ahh le premier emménagement à deux…), donner un nouveau souffle à votre bibliothèque culinaire ou vous débarrasser du saucier offert par votre homme pour la fête des mères (j’en connais une qui se reconnaîtra), échanger une série de jolis pots sagement collectionnés qui sauront être adoptés pour renaître en confiture maison, c’est le moment ! Vous trouverez toutes les infos par ici. Et comme il s’agit d’un évènement organisé par des gens qui aiment manger vous pourrez profiter d’un petit gueuleton. On ramène un petit quelque chose qui nous plaît, on partage et on fait goûter. Là. Quelque chose me dit d’ailleurs qu’il y aura justement de la confiture maison dans l’air à déguster… A dimanche prochain ;)

TROC GOURMAND

 

Tarte à la rhubarbe, gelée de thé au jasmin

On fait tous des tartes. Car contrairement à l’adage, la tarte c’est de le tarte ! Le dessert du cuisinier comme dirait l’un des référents culinaires télévisuels d’un énième concours de miam. On peut toujours rattraper un fruit un peu trop mou, un manque de sucre ou de goût, un surplus de jus, une absence de compas dans l’oeil. Il y a toujours une astuce et surtout, ce n’est vraiment pas compliqué. Donc une tarte.  Mais là j’avoue qu’elle est vraiment réussie.  La bonne pâte, la bonne  texture, le bon accord. Car la Demoiselle voyez-vous promet la régression infantile avec son caramel laitier et un twist un brin distingué avec sa gelée de thé au jasmin. Et ouais. A bon entendeur…

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Comment ça on ne mange pas les tiges des fleurs ?

J’ai la chance d’avoir quelques belles tiges de rhubarbe venant de la ferme. Merci Môman. Ça donne envie. Il y’a des ingrédients comme ça qu’on ne traite pas comme les autres. Envie de faire quelque chose de particulier car le spécimen est rare, un côté précieux dans la provenance et dans le goût. Envie de passer à l’acte donc, à l’unique condition de lui faire honneur et de saliver en voyant le dégradé de couleurs vibrantes rouges et vertes.

Résultat,  m’en suis allée acheter tout spécialement un moule tout allongé dans la joie et l’allégresse, histoire d’éviter le massacre à la tronçonneuse. C’en fait déjà mal au cœur de les peler, alors les débiter en morceaux.  Comment ça je suis un cœur d’artichaut ?

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Ingrédients pour une poignée de coeur d’artichauts gourmands

pour un moule rectangulaire (vous pouvez bien sûr réaliser à la place des tartelettes)

Pâte sablée :

-175g de farine

-40g de cassonade

-30g de poudre d’amande

-110g de beurre demi-sel malléable mais encore froid, en cubes.

-1 jaune d’oeuf

Garniture :

-350g de rhubarbe (5 belles tiges)

-1 petit bol de crème liquide entière de très bonne qualité

-1 gros bol de cassonade

Gelée de thé au jasmin:

-25cl d’eau filtrée

-2 c à c de thé au jasmin

-1 c à c de miel (bruyère, thym, toutes fleurs ou acacia)

-1g d’agar agar (1/2 sachet)

Mélanger les ingrédients de la pâte sablée à la main jusqu’à obtenir une boule bien homogène, placez dans un film alimentaire et réservez au réfrigérateur.  Versez ensuite de la cassonade dans la crème liquide jusqu’à obtenir une texture de caramel : liquide mais onctueux.  Le sucre doit crisser sous la cuillère ! Ne pas utiliser de sucre blanc qui risquerait de se dissoudre et n’a pas du tout le même goût. Ne pas triturer trop longtemps. Bref ne pas faire grand chose ! Réservez également. L’idéal étant de laisser reposer le tout une journée entière voire 24h.

Préchauffer votre four à 180°C.

Etalez votre pâte pas trop fine à la forme, relative tout du moins, de votre moule. Attention pâte difficile à travailler ! Ne cherchez pas à faire une abaisse d’un seul tentant, vous pouvez « rapiécer » en fonçant plusieurs morceaux à même le moule. Mais surtout prenez le temps de rendre la chose bien régulière.

Pelez la rhubarbe puis taillez-la à la longueur souhaitée. Versez une couche de caramel froid au fond de la tarte. Disposez la rhubarbe puis rajoutez quelques cuillerées de caramel éventuellement. S’il en reste pour le service tant mieux ! Sinon vous savez comment en refaire.

Enfournez environ 35/ 40 minutes dans le four bien chaud jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée. Eteignez le four puis laissez la porte entrouverte 10 minutes. Sortez alors votre moule que vous poserez sur une grille laissant passer l’air en dessous.

Lorsque la tarte est bien tiédie, vous pouvez réaliser la gelée. Faites infuser le thé dans l’eau frémissante. Sucrez avec le miel. À part, diluez l’agar agar dans un un peu d’eau puis ajoutez au thé. Laissez frémir une ou deux minutes en remettant sur le feu. Laissez tiédir le liquide. Vous pourrez alors en verser un petite couche sur la tarte à l’aide d’une cuillère pour éviter de diluer la crème de caramel.

Le reste de gelée pourra être découpé en cubes à servir avec la tarte ainsi qu’avec la sauce au-caramel-sans-cuisson-vous-aurez-constaté-et-d’une-simplicité-enfantine-absolument-à-tomber-après-24h-au-frais.

À noter : Je ne suis pas responsable de votre culpabilité.

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Les Lapins et les Loup-Garous, à table!

Bon dimanche mes Lapinous ! Oui pour moi les fêtes sont sujettes à de petites ou de grandes digressions mais  ça vous commencez à être habitués:) Un petit compte-rendu rapide d’un déjeuner de Pâques qui comme Noël est surtout l’occasion de manger des lapins comme des loup-garous, en faisant ça joliment. L’année dernière je vous parlais du complot élaboré à cette occasion… Et bien ils ont remis ça ‘dites donc! Mais cette fois-ci j’ai opté pour une version de ce déjeuner traditionnel avec ses produits « phare » tout en restant très simple et facile à réaliser.
Agneau-de-paques Plateau-de-fromage Bouquet-de-fleurs-des-champs Un bouquet sauvage fait avec de la sauge en boutons et des feuilles de tilleul pour rester dans le vert de cette table rehaussée de pourpre.table-de-paquesOn peut faire très simple si l’on si prend à l’avance :

 

L’agneau confit, pomme de terres sautées, mâches et citron.

Ici une épaule d’agneau frottée au romarin, à l’ail et à l’huile d´olive enfournée la veille dans un four brûlant (230°C) puis oubliée 4 ou 5 heures à 140°C.  Le lendemain on reprend tout cela à froid une ou deux heure pour la réchauffer tranquillement… Les pommes de terre sont de mise, bouquets de mâche et des lamelles de citron (d’un citron à la peau tendre et pas trop acide. Un vrai citron quoi !) assaisonnés uniquement du jus de la viande. Ça croustille, ça fond et c’est juteux ;)
Gâteau-de-paques

Le Gâteau de Mémé

Le gâteau quant à lui est un gâteau souvenir de Mauricette, ma grand-mère, fait et refait enfant.

Il s’agit d’une génoise coupée en deux imbibée de sirop au rhum et enchevêtrée de mousse au chocolat (rien que ça :D). Quand j’étais petite, on achetait une génoise toute faite. Si le cœur vous en dit vous pouvez la faire. Il est vrai que c’est un peu moins à la mode que dans les années 80 la génoise au Franprix, mais je vous vends du souvenir ici, pas de la perfection du « Fait Maison » des prérogatives de la blogosphère auxquelles j’adhère habituellement. Mais un souvenir est un souvenir.  Donc chacun fait comme il veut!

L’avantage ici encore une fois, c’est à faire la veille pour que la mousse soit bien prise et que tout soit bien imbibé. Une poignée de petits œufs par ci par là, trois pâquerettes et pis c’est tout comme dirait l’autre ! Et vous c’est comment votre weekend de Pâques ?

Les Cancans du Bazar

« -Non mais en fait on ne l’a jamais vue cette fille… Mais tu vois, je pense qu’elle dit la vérité ! »

-Hmm hmm. » acquiesce Irène, la bouche emplie de steak au poivre, garniture macaronis, courgettes vapeurs.

Table opposée :

« -Je me disais que si on partage une chambre qu’on réserve sur internet en logeant chez l’habitant, ça ne nous coutera vraiment pas cher. Comme ça on pour faire de la rando tous les jours. » Réponse équivalente de Pierrette, homologue d’Irène, dont la bouche est quant à elle garnie de champignons à la grecque…

Vous êtes au 5ème étage d’anciennement le Bazar de l’Hôtel de Ville, qu’il faut surnommer désormais Bazar Marais. Ils n’essaieraient pas de se rajeunir à la direction ? Et bien ils sont mal barrés c’est moi qui vous l’dit !

Assiette-de-crudites

Tiens le réveil de la marmotte, me direz- vous ! Je sais que le Printemps est installé depuis un moment et que l’hibernation de ces lignes depuis fin janvier est inacceptable et je m’en excuse platement. L’immersion totale en milieu professionnel ces derniers temps a eu raison de mon temps et ce n’est pas moi qui m’en plaindrait… ces derniers temps.

Rumour has it

 Voici donc un petit instant cancans où je m’en vais jouer les rapporteuses de l’un de mes péchers mignons : traîner mes jeunes oreilles à la cantoche du BHV au beau milieu des Dames à mises-en-plis.

Mon travail me conduit régulièrement dans les « départements » du BHV, temple incontestable de tout décorateur pressé cherchant à la fois 18 coussins, 3 stores de 120 couleur champagne,  24 cadres, du WD40 ou des vis à placo. Ainsi, lorsque j’arpente les allées aux alentours d’un horaire se rapprochant de celui du déjeuner, et si j’estime l’avoir mérité (!), je m’accorde un passage dans la dimension de la « Cantine du Bazar » pour m’évader quelques instants. Une vraie cantine-self, avec plateau moucheté gris clair et verre fourni à la caisse. Sections viande, plats du jour, entrées à composer soi-même, fromage en portions et étalage de desserts. Une vraie folie quoi.

Sel-et-poivre

Bien évidemment je n’y vais pas pour la qualité de la gastronomie, quoique j’y ai mes petites habitudes : l’assiette de crudités à répartir soi-même dans une assiettes de 13cm de diamètre me donne l’alibi parfait pour une écoute de 10 ou 15 minute dans la salle. On y trouve toujours la même « diversité » : salade de pommes de terre, salade de pâtes, céleri rémoulade, salade de chou, champignons à la crème, taboulé. C’est rapide, pas cher et finalement acceptable.

Mais l’assiette on s’en fout. Une fois passée la frontière de la caisse où l’on vous octroie VOTRE serviette en papier, vous pénétrez dans l’aire des tables avec vu sur l’Hôtel de Ville, qu’on y verrait presque un employé refermer la lucarne des toilettes.

Vers 13h on fait salle comble : moyenne d’âge 68 ans, pourcentage de femmes 98,5 %, moyenne des convives par tablée 2,2.

Les Pintades à Paris

Un océan de paires d’yeux lunettés jette un regard à l’individu visiblement trop jeune que je suis pour m’être égarée ici. Les quelques Bonshommes en profitent. Le Senior n’a pas la mirette dans sa poche. C’est bien pour ça qu’ils ne sont qu’une poignée tentant de draguer la flopée de copines retraitées en train de commérer. Ils ont eu l’info qu’il y avait un vivier parsi ! Le ratio semble intéressant, mais selon moi pas si rentable. Comme je vous le disais, ces dames forment souvent une tablée de deux ou trois maximum, l’une mène la conversation tambour battant pendant qu’une Irène ou une Pierrette sert de spectatrice impliquée. Et là voyez-vous Messieurs, ce n’est pas une question d’âge : les déjeuners entre filles ça reste des déjeuners entre filles où il n’y est question d’entrave masculine.

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Mais il se peut que je me trompe. Le BHV est peut-être LE lieu des rencontres after-work pour « gens qui ont du temps »…

Nous sommes donc 4 à avoir moins de 65 ans dont un jeune homme, costume noir et collé au mur, qui a trouvé la parade aux pépiements ambiants de la Cancantine en se vissant un casque sur les oreilles. Il rate tout le bougre. Moi je n’en perds pas une miette.

Tout ça pour vous dire qu’au 5ème étage du grand magasin, vous pourrez croisez des Vieilles qui parlent de l’affaire Georges Tron, de couch surfing (je suis tombée des nues !) ou de leurs amis qui ne sont pas là et qui ont donc forcément tort, mais rarement de doubles rideaux. Avant d’entamer le dessert ou votre café gourmand, jetez un oeil par la fenêtre : vous pourrez juger de la queue pour l’expo en cours de l’Hôtel de Ville et y filer si cela vous chante une fois redescendu de la quatrième dimension ;) Pour Brassaï c’est comme ça que j’y suis allée et c’est un merveilleux souvenir.