Animaux Vs Légumes : l’invention du Lapin de Pâques


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Saviez-vous qu’il y’a très très longtemps, un consortium des Légumes se réunit dans le plus grand secret ?

Bien avant la révolution industrielle, l’homme se nourrissait frugalement, mangeait des animaux avec parcimonie, la chaire étant si chère à se procurer. La mode était au végétal ce qui inquiéta fortement le monde des Légumes à l’égard de sa descendance. Allaient-ils perdurer dans ces conditions ? Ralentir la déperdition de leur espèce s’annonçait aussi primordial que la tâche s’annonçait rude. Il fallait agir vite et fort, pas de quartiers !

Au cour de cette réunion secrète les idées fusèrent avec un seul but : faire diversion et rediriger toute l’attention des Humains vers le monde Animal. Comment faire tourner la tête aux Hommes en direction de veaux, vaches et moutons ?

La fête. La fête serait la clef. C’est ainsi que furent instaurées les fêtes pascales au printemps au cours desquelles on y réunit poules, lapins et agneaux que l’ont mit « à l’honneur » pour l’occasion. L’honneur de se faire dévorer. Une histoire de cloches vint envelopper d’un voile édulcoré cette savante stratégie, ajoutant quelques tintements guillerets par ci et quelques légèretés par là.

Pourtant l’hécatombe était amorcée, bientôt renforcée par l’ajout des Oeufs au tableau d’honneur, annonçant le génocide d’autant de poulets et poulettes potentiels. Le consortium enroba sa manoeuvre de doux mots comme « Coco », »Cocotte », « Lapinou » et d’une bonne dose de chocolat pour endormir les foules. Tout fonctionnait à merveille : les tables débordaient de carrés d’agneaux servis innocemment rosés comme les joues des fillettes lorgnant sur les friandises en chocolat… Les Humains ne pouvaient résister ni à ces goulées enjôleuses de cacao, ni au fumet envoutant des ovins et gallinacés rôtis.

Plus tard cependant, le monde des Animaux se vengerait d’un plan tout aussi machiavélique, en diluant insidieusement une nouvelle mode : la Salade de Crudités. Elle serait fort appréciée de la gente féminine qui la rendrait très populaire et distinguée, qui l’air de rien, d’un seul coup de couteau, viendrait à bout de tendres foliacés verts, de craquantes racines oranges et autres cucurbitacés juteux.

Fin.

Comment ça je raconte n’importe quoi ?

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