Archives pour la catégorie Non classé

Carpaccio de Noël : navet, poutargue, citron vert en express !

Le réveil de la marmotte. Elle est quelque peu décalée me direz-vous car elle décide de pointer son museau aux premiers jours des frimas. À quelques jour de l’hiver officiel de surcroît… Je vous ai manquée, hein ?!

Je serai brève en évoquant un travail fort prenant ces derniers mois ne me laissant pas la possibilité de vous préparer des articles dignes de ce nom. Plutôt que de faire semblant je vous ai donc laissés retourner à d’autres activités, au risque de vous faire perdre le fil… ce qui j’espère n’arrivera pas ! Je m’en excuse de toutes mes forces car cet exercice « bloguien » m’a beaucoup manqué, et rien ne me ferait plus plaisir de savoir que ce fût votre cas ^^.

carpaccio_navet_poutargue-citron-ver_1NOEL_2014_DECOPour reprendre tranquillement nos petits échanges, je vous propose une idée d’entrée ou d’apéritif à partager à « caractère festif », très simple, légère et très rapide. A l’honneur : la poutargue. Un vrai cadeau en soi car un beau produit rare, aux nuances d’or ce qui ne gâche rien. D’ailleurs je n’ai pas fait de grande mise en scène comme vous pouvez le voir. Nous sommes assez acculés par le package de fin d’année ambiant.

Recette super simple donc : il y a suffisamment à faire avec LE plat et LE dessert de Noël, ceux-là mêmes qui portent le lourd fardeau de devoir marquer les esprits et les estomacs au cours de cette soirée pas comme les autres, avec force pression et moult stigmates dans la cuisine ! N’en ajoutons point plus donc… (Pas facile à dire hein!)

carpaccio_navet_poutargue_2carpaccio_navet_poutargueJe suis une grande amatrice de poutargue. Ce goût subtilement iodé, légèrement salé et citronné en font pour moi la truffe de la mer. C’est bien sûr un produit de luxe mais sa concentration permet d’en utiliser peu pour relever un plat. Mais il faut savoir que la manger toute seule toute nue remplit déjà toutes ses fonctions ! Pour ceux qui ne connaissent pas cette tradition méditerranéenne, il s’agit d’oeufs de mulet séchés puis recouverts de cire afin de les conserver. On appelle la rogue cette poche d’oeufs qui est donc travaillée entière. « Ouvrir » une poutargue nécessite d’ailleurs d’un peu de dextérité, ce qui participe à la mise en émoi des papilles. Il faut en effet procéder à deux étapes peu habituelles car l’objet de cire laisse un peu hébété la première fois.

Lingot de cire, lingot d’or

Tout d’abord il faut débarrasser ce joli lingot de sa coque de cire. Il suffit de la fendre à quelques endroits et vous pourrez l’enlever par gros morceaux. Bien sûr vous pouvez couper le morceau dont vous aurez besoin à même la cire et conserver ce qui reste au frigo. Ne tardez pas trop à le manger… mais ça ne devrait pas être trop difficile. Ensuite à l’aide de la pointe du couteau, décoller la membrane qui la recouvre. Elle se pèlera alors très facilement.

La couleur  safran lui sied à merveille car on pourrait trouver des saveurs analogues à l’épice précieuse : la rondeur de cet aspect légèrement gras comme une bonne huile d’olive et ce qu’il faut d’acidulé pour laisser un agréable goût en bouche. La trancher laisse sentir un produit effectivement sec mais qui a su garder assez d’humidité pour  permettre de la couper en pétales tendres prêts à fondre sur la langue et tapisser le palais de tous ces accords…

MINI_SAPIN_DE_TABLE

Continue reading

Rendez-vous : le Troc Gourmand

TROC GOURMAND

Dimanche 29 juin aura lieu le premier Troc Gourmand, une bonne idée organisée par le magazine 750 grammes. Rappelez-vous le Salon du Blog Culinaire et mes péripéties, c’est eux. Mon exploration de la campagne soisonnaise dans la brume, c’est eux;) Si vous souhaitez  échanger votre doublon d’appareil à raclette (ahh le premier emménagement à deux…), donner un nouveau souffle à votre bibliothèque culinaire ou vous débarrasser du saucier offert par votre homme pour la fête des mères (j’en connais une qui se reconnaîtra), échanger une série de jolis pots sagement collectionnés qui sauront être adoptés pour renaître en confiture maison, c’est le moment ! Vous trouverez toutes les infos par ici. Et comme il s’agit d’un évènement organisé par des gens qui aiment manger vous pourrez profiter d’un petit gueuleton. On ramène un petit quelque chose qui nous plaît, on partage et on fait goûter. Là. Quelque chose me dit d’ailleurs qu’il y aura justement de la confiture maison dans l’air à déguster… A dimanche prochain ;)

Continue reading

Tarte à la rhubarbe, gelée de thé au jasmin

On fait tous des tartes. Car contrairement à l’adage, la tarte c’est de le tarte ! Le dessert du cuisinier comme dirait l’un des référents culinaires télévisuels d’un énième concours de miam. On peut toujours rattraper un fruit un peu trop mou, un manque de sucre ou de goût, un surplus de jus, une absence de compas dans l’oeil. Il y a toujours une astuce et surtout, ce n’est vraiment pas compliqué. Donc une tarte.  Mais là j’avoue qu’elle est vraiment réussie.  La bonne pâte, la bonne  texture, le bon accord. Car la Demoiselle voyez-vous promet la régression infantile avec son caramel laitier et un twist un brin distingué avec sa gelée de thé au jasmin. Et ouais. A bon entendeur…

RHUBARBERHUBARBE_ARC_EN_CIEL

Comment ça on ne mange pas les tiges des fleurs ?

J’ai la chance d’avoir quelques belles tiges de rhubarbe venant de la ferme. Merci Môman. Ça donne envie. Il y’a des ingrédients comme ça qu’on ne traite pas comme les autres. Envie de faire quelque chose de particulier car le spécimen est rare, un côté précieux dans la provenance et dans le goût. Envie de passer à l’acte donc, à l’unique condition de lui faire honneur et de saliver en voyant le dégradé de couleurs vibrantes rouges et vertes.

Résultat,  m’en suis allée acheter tout spécialement un moule tout allongé dans la joie et l’allégresse, histoire d’éviter le massacre à la tronçonneuse. C’en fait déjà mal au cœur de les peler, alors les débiter en morceaux.  Comment ça je suis un cœur d’artichaut ?

TARTE_RHUBARBE_GELEE_DE_JASMIN Continue reading

Les Lapins et les Loup-Garous, à table!

Bon dimanche mes Lapinous ! Oui pour moi les fêtes sont sujettes à de petites ou de grandes digressions mais  ça vous commencez à être habitués:) Un petit compte-rendu rapide d’un déjeuner de Pâques qui comme Noël est surtout l’occasion de manger des lapins comme des loup-garous, en faisant ça joliment. L’année dernière je vous parlais du complot élaboré à cette occasion… Et bien ils ont remis ça ‘dites donc! Mais cette fois-ci j’ai opté pour une version de ce déjeuner traditionnel avec ses produits « phare » tout en restant très simple et facile à réaliser.
Agneau-de-paques Plateau-de-fromage Bouquet-de-fleurs-des-champs Un bouquet sauvage fait avec de la sauge en boutons et des feuilles de tilleul pour rester dans le vert de cette table rehaussée de pourpre.

table-de-paquesOn peut faire très simple si l’on si prend à l’avance : Continue reading

Les Cancans du Bazar

« -Non mais en fait on ne l’a jamais vue cette fille… Mais tu vois, je pense qu’elle dit la vérité ! »

-Hmm hmm. » acquiesce Irène, la bouche emplie de steak au poivre, garniture macaronis, courgettes vapeurs.

Table opposée :

« -Je me disais que si on partage une chambre qu’on réserve sur internet en logeant chez l’habitant, ça ne nous coutera vraiment pas cher. Comme ça on pour faire de la rando tous les jours. » Réponse équivalente de Pierrette, homologue d’Irène, dont la bouche est quant à elle garnie de champignons à la grecque…

Vous êtes au 5ème étage d’anciennement le Bazar de l’Hôtel de Ville, qu’il faut surnommer désormais Bazar Marais. Ils n’essaieraient pas de se rajeunir à la direction ? Et bien ils sont mal barrés c’est moi qui vous l’dit !

Assiette-de-crudites

Tiens le réveil de la marmotte, me direz- vous ! Je sais que le Printemps est installé depuis un moment et que l’hibernation de ces lignes depuis fin janvier est inacceptable et je m’en excuse platement. L’immersion totale en milieu professionnel ces derniers temps a eu raison de mon temps et ce n’est pas moi qui m’en plaindrait… ces derniers temps.

Rumour has it

 Voici donc un petit instant cancans où je m’en vais jouer les rapporteuses de l’un de mes péchers mignons : traîner mes jeunes oreilles à la cantoche du BHV au beau milieu des Dames à mises-en-plis.

Mon travail me conduit régulièrement dans les « départements » du BHV, temple incontestable de tout décorateur pressé cherchant à la fois 18 coussins, 3 stores de 120 couleur champagne,  24 cadres, du WD40 ou des vis à placo. Ainsi, lorsque j’arpente les allées aux alentours d’un horaire se rapprochant de celui du déjeuner, et si j’estime l’avoir mérité (!), je m’accorde un passage dans la dimension de la « Cantine du Bazar » pour m’évader quelques instants. Une vraie cantine-self, avec plateau moucheté gris clair et verre fourni à la caisse. Sections viande, plats du jour, entrées à composer soi-même, fromage en portions et étalage de desserts. Une vraie folie quoi.

Sel-et-poivre

Bien évidemment je n’y vais pas pour la qualité de la gastronomie, quoique j’y ai mes petites habitudes : l’assiette de crudités à répartir soi-même dans une assiettes de 13cm de diamètre me donne l’alibi parfait pour une écoute de 10 ou 15 minute dans la salle. On y trouve toujours la même « diversité » : salade de pommes de terre, salade de pâtes, céleri rémoulade, salade de chou, champignons à la crème, taboulé. C’est rapide, pas cher et finalement acceptable.

Mais l’assiette on s’en fout. Une fois passée la frontière de la caisse où l’on vous octroie VOTRE serviette en papier, vous pénétrez dans l’aire des tables avec vu sur l’Hôtel de Ville, qu’on y verrait presque un employé refermer la lucarne des toilettes.

Vers 13h on fait salle comble : moyenne d’âge 68 ans, pourcentage de femmes 98,5 %, moyenne des convives par tablée 2,2.

Les Pintades à Paris

Un océan de paires d’yeux lunettés jette un regard à l’individu visiblement trop jeune que je suis pour m’être égarée ici. Les quelques Bonshommes en profitent. Le Senior n’a pas la mirette dans sa poche. C’est bien pour ça qu’ils ne sont qu’une poignée tentant de draguer la flopée de copines retraitées en train de commérer. Ils ont eu l’info qu’il y avait un vivier parsi ! Le ratio semble intéressant, mais selon moi pas si rentable. Comme je vous le disais, ces dames forment souvent une tablée de deux ou trois maximum, l’une mène la conversation tambour battant pendant qu’une Irène ou une Pierrette sert de spectatrice impliquée. Et là voyez-vous Messieurs, ce n’est pas une question d’âge : les déjeuners entre filles ça reste des déjeuners entre filles où il n’y est question d’entrave masculine.

image

Mais il se peut que je me trompe. Le BHV est peut-être LE lieu des rencontres after-work pour « gens qui ont du temps »…

Nous sommes donc 4 à avoir moins de 65 ans dont un jeune homme, costume noir et collé au mur, qui a trouvé la parade aux pépiements ambiants de la Cancantine en se vissant un casque sur les oreilles. Il rate tout le bougre. Moi je n’en perds pas une miette.

Tout ça pour vous dire qu’au 5ème étage du grand magasin, vous pourrez croisez des Vieilles qui parlent de l’affaire Georges Tron, de couch surfing (je suis tombée des nues !) ou de leurs amis qui ne sont pas là et qui ont donc forcément tort, mais rarement de doubles rideaux. Avant d’entamer le dessert ou votre café gourmand, jetez un oeil par la fenêtre : vous pourrez juger de la queue pour l’expo en cours de l’Hôtel de Ville et y filer si cela vous chante une fois redescendu de la quatrième dimension ;) Pour Brassaï c’est comme ça que j’y suis allée et c’est un merveilleux souvenir.