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Le plat du Dimanche : veau, carotte, chou rave & Beaufort

Ça y est, il fait froid ou presque, et ça dépend où. Mais quand même, on a enfin la bonne excuse de manger des plats d’automne en ce 22 septembre ! Encore une recette C’est mon Frigo qui Décide qui sent bon la cuisine franchouillarde. Lumière tamisée, servir deux verres de vins, plus la fin du Beaufort à table… Ça vous requinque une veille de lundi et un homme !

PLAT_DU_DIMANCHEINGREDIENTS POUR 3/4 DÉPRIMÉS DU DIMANCHE SOIR

-3 ou 4 rouelles de veau à osso bucco selon la taille

-1 petite barquette de lardons fumés

-1 oignon rouge

-1 oignon jaune piqué de 3 clous de girofle

-3 feuilles de laurier

-2 belles gousses d’ail

-vinaigre, type Melfor (ou de cidre par exemple)

-4 carottes

-2 petits choux rave

-1 belle poignées de petites pommes de terres Roseval

-1 c à s de crème fraiche épaisse

-1 belle tranche de Beaufort

Grattez les carottes, pelez les petits choux rave et les petites pommes de terre. Coupez en grosses lamelles taillées en biais. Laissez les petites Roseval tranquilles, elles seront meilleurs entières !

Dans un faitout ou une cocotte, faites revenir les lardons avec le laurier et l’oignon rouge émincé. Lorsque ça commence à brunir, ajoutez une gousse d’ail écrasée grossièrement. Mélangez un peu et patientez quelques secondes. Puis poussez la garniture afin de laisser la place pour faire dorer les rouelles de chaque côté salées et poivrées, ainsi que l’oignon jaune piqué. Une fois bien colorées, déglacez au vinaigre.

Ajoutez alors les légumes et l’ail, puis couvrez d’eau à mi hauteur. Salez et poivrez à nouveau. Laissez mijoter à feu moyen jusqu’à ce que la sauce ait réduit (environ 45 minutes et 1 heure). Liez la sauce avec la crème.

Très important : servir avec des copeaux de Beaufort GÉNÉREUSEMENT ! (voui, voui, plus y’en a, meilleur c’est !)

Vous me direz si après ça vous avez toujours le cafard de reprendre le lendemain ;)

OSSO_BUCCO_CAROTTES VEAU_CAROTTES_CHOU_RAVE

 

Soupe de fin-août-début-septembre

La voici la recette de la rentrée : une recette mi-figue mi-raisin, qui embrasse légumes d’été et légumes d’automne, à boire ou à manger, chaud ou froid. Chaleur réconfortante face aux premiers frimas ou néo gaspacho pour pique-nique de fin des beaux jours… à vous de voir ! Et pour info un brocoli ne naît pas tout lisse sous cellophane, le spécimen est gentiment protégé par des feuilles…

SOUPE_DE_BROCOLI_PIMENT_DOUXSOUPE_DE_BROCOLILa recette est très simple et permet d’écouler des stocks de légumes : c’est ce qui se passe lorsqu’on a un père chanceux d’un jardin prolixe, et une mère qui a peur que vous mourriez de faim et vous offre des légumes ! Bah tiens, il me manquait bien 4 autres kilos de courgettes ! Mais bien entendu, je ne m’en plaindrais guère ;)

Au delà des bons classiques que l’on connait tous, trouver le bon dosage pour faire une bonne soupe relève souvent du tâtonnement dès lors qu’on utilise des légumes hors normes. J’ai choisi délibérément de ne pas ajouter d’ingrédient fantasque ou d’épice m-as-tu-vu, et de laisser uniquement les légumes faire leur travail : le brocoli et le piment sont loin d’être dans la norme !

BROCOLIingrédients pour une grosse casserole

1 tête de brocoli

2 belles courgettes

4 piments doux vert (piment des Landes)

1 feuille de laurier

1 c à soupe de gros sel de guérande

poivre

J’ai presque honte de vous dire la marche à suivre qui devrait vous prendre environ 3 minutes 30’…

Après avoir rincé les légumes, découpez grossièrement les sommités de brocoli et les courgettes. Retirez le coeur de pépins des piments puis placez le tout dans votre casserole. Couvrez d’eau à hauteur, ajoutez le sel, le poivre et la feuille de laurier, laissez cuire ! N’oubliez pas de retirer la feuille de laurier avant de mixer.

Et oui c’est vraiment bon froid, le piment vert rappelle le côté poivron du gaspacho.

FEUILLE_DE_BROCOLI
SOUPE_A_BOIRE

Cherie Cherry !

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Un petit poisson, un petit oiseau s’aimaient d’amour tennnndrrre, mais comment s’y prennnndrre… quand on est là-haut?!

Permettez-moi de réveiller ces quelques pages qui faisaient la sieste ces derniers jours sur un air de Juliette Gréco. Aussi, pour me faire pardonner, voici un billet doux avec non pas une mais trois recettes ! Sont à l’honneur aujourd’hui la chérie cherry et ses amours contrariées. Si comme moi vous avez la chance d’avoir un père dealer de cerises, car c’est le temps des cerises en ce moment, vous êtes peut-être à court d’idées pour transformer les kilos de petites billes rouges que votre arbre chéri (lui aussi) à décidé de produire d’un coup, d’un seul, sans ménager votre tour de main pour les dénoyauter. Pour revenir à la chanson, j’ai imaginé un petit Poisson (rouge) à partir d’une cerise, survolant son petit amour d’Hirondelle. La scène se passe dans un cocktail, inspiré du Spritz vénitien. Viennent ensuite deux confitures avec chacune un accord différent : Cerise & Fève Tonka,  Cerise & Ecorce de Citron. En espérant que tout ceci vous fera passer de bonnes vacances…

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Gréco, sur un air de Spritz

Le vrai Spritz vénitien est un cocktail fait à base de campari, de vin blanc et d’eau gazeuse, servi avec une olive dans le verre, et souvent une rondelle d’orange. L’amertume renforce le goût assez rafraichissant de cet apéritif, obligatoire à Venise. Je précise qu’il s’agit bien Ici d’une inspiration car n’importe quel vénitien m’étriperait au vu de la composition ! Peu d’alcool dans ce « Gréco Cherry« , point d’olive non plus, mais le poisson rouge est comestible et vous fera office d’amuse-gueule ;)

Greco Cherry

Ingrédients pour un grand verre

-4 belles cerises bien mûres

-Cointreau®

-Tonic (type Schweppes®)

L’Hirondelle:

-zeste de citron

-glaçons

Le Poisson Rouge:

-une cerise pas trop foncée

-3 ou 4 queues de cerises

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greco_cherry

En préparant vos glaçons, découpez un morceau de zeste de citron en forme d’hirondelle, ou même d’un oiseau d’une forme plus simplifiée. Glissez l’oiseau dans un compartiment avant de remplir d’eau. Attention, un seul glaçon hirondelle autorisé par verre, sous peine de perturber l’histoire d’amour déjà bien assez compliquée ainsi. Pour référence, vous pouvez écouter la chanson ici.

Dans un mortier, écrasez bien vos cerises dénoyautées afin de récuperer le jus. Filtrez avec une petite passoire au dessus du verre. Ajoutez un bon centimètre de Cointreau, puis complétez avec le Schweppes. Ajoutez des glaçons vierges ainsi que l’hirondelle givrée qui sera vite libérée de son carcan de glace.

Pour le poisson rouge :

Repliez la queue de cerise en perçant un tout petit trou avec un cure-dent pour faire la première partie de la nageoire caudale. Faites de même avec une autre queue de cerise pour compléter. Plantez-en deux autres sur le dos, (ou vers le bas ça marche aussi !) que vous recouperez. Ajoutez deux yeux : plantez puis coupez seulement après avec des ciseaux (plus facile à faire dans ce sens que l’inverse !). Salute !

 

Le goût de la cerise

Pour ce premier essai, je tenais à garder les noyaux car tout le goût de la cerise que l’on aime dans une confiture se trouve concentré dans ce noyau, celui qui donne un petit goût d’amande amère. Le souci c’est que j’ai réalisé cette confiture comme souvent, à l’oeil. Je ne vous donnerai pour ainsi dire aucune quantité précise concernant le sucre pour cette première recette, mais la suivante quant à elle est dosée. Vous pouvez donc vous en inspirer. De plus, il ne s’agit pas de quantités astronomiques (2 pots moyens), mais si vous voulez faire des essais et rester dans la limite raisonnable du travail et des ustensiles usuels, c’est bien.

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Souvent lorsque je fais de la confiture c’est inattendu : ça me prend comme ça en voyant une quantité de fruits que je risque de ne pas manger, ou bien par simple plaisir de goûter un nouveau « parfum » un peu comme une glace. J’appelle ça ma « confiture hebdomadaire », car souvent ça ne donne qu’un pot (mais en réalité ça dure bien deux semaines car je suis la seule à en manger.) En d’autres termes on pourrait appeler cela « la confiture à la petite semaine ». Cela donne souvent des choses surprenantes et souvent délicieuses que d’ailleurs je reproduis rarement. Eh oui, c’est l’jeu ma pauvre Lucette ! Fabriquer à l’oeil, c’est fabriquer du souvenir unique MAIS impérissable !

Je mets beaucoup moins de sucre que le ratio habituel d’un tant pour tant. Le fait de cuire avec les noyau ajoute un apport en pectine qui permet de mieux gélifier la préparation. En revanche je peux vous expliquer comment remplacer la corvée de dénoyautage par… une autre corvée ! Tout dépend de la manière dont vous aimez occuper votre patience.

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Confiture « au noyau » : Cerise + Tonka

Ingrédients

-1,5 kg de cerises

-cassonade

-2 gousses de vanille

-1 fève tonka (à trouver dans des épiceries spécialisées, pour ma part je les ai achetées au Lafayette Gourmet).

J’ai enfin trouvé une utilité à la fève tonka. Je n’aime pas particulièrement cette tonalité « gourmande » un peu forcée qui sent le caramel nougatine et me fait penser aux desserts industriels. Ceux que l’on qualifie de « saveur d’antan » mais au final assez chimiques. Pourtant, au nez la fève tonka est très intéressante : une odeur enveloppante de cuir, de caramel et de chouchou torréfié qui ne laisse pas indifférent. Ça sent les souvenirs de vacances. Mais cette fève se révèle très forte en goût, facilement écoeurante. Ici cette saveur vient rehausser le goût particulier du noyau et complète bien celui de la cerise.

J’ai donc jeté mes cerises équeutées mais NON DENOYAUTEES avec la cassonade, le jus d’un citron dans un faitout à fond épais. J’ai ajouté dans une mousseline les pépins de citron ainsi qu’une fève tonka. Puis je suis allée manger ! Pendant ce temps, le jus commençait à se former et la  chaire des cerises à s’attendrir. A ce moment-là j’ai utilisé un écrase purée (à main, celui qu’on voit dans toutes les séries américaines car la « potato mash » est l’unique accompagnement existant avec les petit pois là-bas ! Bon d’accord y a aussi les frites ;D). En écrasant ça permet de détacher les noyaux. Le jeu consiste alors à commencer la pêche aux noyaux. Je vous l’ai dit, on remplace une corvée par une autre ! Ça a le mérite de vous occuper pendant que ça cuit plutôt que de faire le pied grue et d’écumer une fois seulement toutes les 6 minutes.

Bien entendu vous écumerez, puis vous mettrez en pot en prenant soin de fermer et de retourner immédiatement les pots afin que le vide d’air se fasse. Pour savoir si votre confiture est prête, faites le test bien connue de la goutte : prenez une cuillerée de jus et déposez une goutte sur le rebord d’une coupelle ou d’une assiette creuse et froide. Le jus ne doit pas filer au pas de course, il doit se figer rapidement (grâce au refroidissement). Pour la cerise, il faut qu’il reste un peu de jus néanmoins car c’est une confiture à morceaux qui absorbe donc du jus. Si vous attendez que votre goutte ne se fige sur place lors du test vous risquez d’obtenir une confiture trop sèche !

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Confiture « au noyau » : Cerise + Ecorce de Citron

ingrédients

-700g de cerises dénoyautées (dont noyaux, réservés)

-250g de cassonade

-1 gousse de vanille

-1 citron bio

-1 mousseline ou des sachets de thé vides à remplir (magasins de thé, épiceries fines)

Cette fois-ci j’ai choisi la corvée dénoyautage. Franchement entre les deux mon coeur balance… Surtout ne jetez pas les noyaux, enfermez-les bien dans un sachet de thé vide (non, ça s’achète tout prêt, il y a même plusieurs tailles, je ne suis pas en train de vous conseiller de découper vos vieux sachets d’Earl Grey récupérés sur une air d’autoroute)! Vous couperez également le zeste de citron que vous détaillerez en fines lamelles (2mm) plus ou moins longs selon votre goût. Détaillez également les segments (donc plus une seule membrane s’entend !), recoupez-les en deux. Vous ajouterez tout cela aux cerises avec la vanille et le sucre, les noyaux + pépins de citrons dans leur sachet. Attention, veillez à ne pas percer votre « bouquet garni » en remuant. Ficeler éventuellement comme un rôti afin de le renforcer.

Cette version est vraiment excellente car le citron confit donne à cette confiture une petit pointe acidulée pleine de peps. Personnellement j’adore car ça permet de redécouvrir la cerise si vous n’aimez pas trop le goût doucereux de cette confiture, ou tout simplement si vous en avez mangé des kilos enfant, comme moi.

A bientôt les Cherry ;)

L’affiche en fond du Greco Cherry provient de l’Imprimerie du Marais à l’occasion des D’ Days cette année, sur le thème « eat, print, love ».

Carrément Noix Noix..

..de coco

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Temps à la Noix, Recette à la Noix comme dit le vieil adage (comment ça vous ne connaissez pas?). On ne va quand même oublier de fêter le dernier jour de mocheté. Demain il fait beau (si, si) mais comme il fera encore froid vous pourrez encore vous réconforter ce week-end avec ce dessert spécial Tea Time hiverno-printanier. Des petits carrés à la noix et au lait de coco. Ça marche aussi avec le Coffee break ou le Chaï Banzaï (pour les pauses hyperactives) ! Jeu inclus pour vous divertir.

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INGREDIENTS POUR TOUTE UNE EQUIPE DE JOUEURS

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Bagel Harengé, en solitaire

Pique-nique en vue

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Je dis en solitaire, mais vous avez remarqué comme souvent on nous prédécoupe en deux le bagel sous d’obscures prétextes de sens pratique, comme si on était alors obligé  de le partager ? Alors au final, c’est au premier qui se rue sur la moitié la plus grosse, en tout cas c’est que l’on aime à croire…

Ingrédients pour UN duel

1 bagel au pavot

2 filets de harengs

1 petit oignon nouveau

1 petite poignée de pousses de salade (mâche et roquette)

1 petit suisse

1 petit morceau de gingembre frais

crème de raifort

Faites légèrement toaster votre bagel coupé en deux (entendez dans l’épaisseur, cette fois-ci).

Pendant ce temps, émincez grossièrement le petit oignon et détaillez le hareng en grosses lanières. Votre bagel est alors suffisamment toasté.

Tartinez la base de petit suisse assaisonné de gingembre râpé et d’un peu de poivre. Je dis bien la base, car oui il y a un sens, l’empilement alimentaire constituant la construction d’un sandwich est scientifique ! Ce qui se passe dans votre bouche en croquant dans un sens ne se passera pas de la même manière dans un autre. Manger la tête en bas n’est pas une solution en cas d’erreur.

 Donc la base est attribuée au petit suisse. Le chapeau lui sera relevé de crème de raifort. “Collez” la salade sur le petit suisse (oui en plus y’avait en plus une autre raison à cet ordre : quand vous croquerez dedans, votre verdure s’épargnera quelques contentieux avec la gravité). « Plantez » ensuite vos oignons, puis parsemez de harengs. Vissez le chapeau fermement.

Pour céder à la traditionnelle découpe de territoire, placez votre lame de couteau tout en pressant fermement le bagel de part et d’autre avec l’autre main. Cela permet en plus de bien imprégner le pain et les goûts ensemble. Reste à déterminer combien de “territoires” vous souhaitez créer ;) Pic ou cure-dent de maintien fortement recommandé.

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