I love Paris ?

Grande Question. Un ami anglais m’a demandé de lui envoyer quelques adresses pour un jeune couple qui vient passer quelques jours… Des adresses qui changent un peu du circuit ordinaire touristique, sachant que dans l’équation XX est une fille assez « arty » aimant coudre et jouer du textile, XY est disons un gars normal qui aime aime des trucs de gars (sans offense messieurs !), le tout aimant les expériences culinaires. Tout ceci me fait réfléchir à la manière d’aborder Paris.

tour-eiffel

Où irais-je si je revenais d’un long voyage dans la capitale ? Curieusement je préfère me poser la question de cette manière. Car je fais partie de ces personnes qui aime Paris d’un Amour Vache bien que je commence à cerner mes sentiments ambivalents envers cette ville. Jusqu’à il y a quelques années, ma vie se passait à Paris mais je ne passais pas ma vie à Paris. En d’autres termes j’y ai grandi, et dans la suite des logique des choses c’était ma maison. Je ne connaissais pas très bien cette ville au fond. Puis j’en suis partie, allée voir ailleurs dans d’autres contrées où j’ai pu m’adonner à mon exercice préféré : le bouclage de valise, catégorie poids plume. Etant à moitié tunisienne, je pense que l’exportation annuelle de mon petit corps en ma seconde Patrie n’y était pas pour rien. Ces nouvelles contrées je les ai choisies (ou quasiment: « Tiens, viens on part à Londres ! -OK ! »), y est démarré ma vie à moi, rempli la tête de nouvelles couleurs, d’odeurs et de sentiments, de souvenirs qui constituent en partie une personne.

Alors voilà : au bout du second voyage, j’ai réellement eu la sensation de choisir cette ville.  Oui je suis assez têtue. La découverte d’un travail qui me passionne à cette époque y est pour beaucoup. Travailler dans le cinéma m’a fait découvrir Paris, y chercher la petite bête pour trouver L’Objet, pas toujours de mon affection d’ailleurs (« -Bonjour j’aurais besoin de 30kg de tripes s’il vous plait. Dont un douzaine de pieds de taureaux. »), et surtout ouvrir les portes d’endroits inaccessibles au public. Donc ce jour de mois d’août à 6h du matin, voies sur berges R.A.S, lever de soleil doré sur la Seine, direction l’institut de paléontologie : Paris je prends ! Vous aurez noté qu’il s’agissait du mois d’août, donc d’une exception culturelle parisienne omettant les bouchons. Certes tout ceci ne me fait pas changer d’avis, la Ville est une galère dans laquelle on aime à ramer. Un peu. Mais détester cet exercice forcé souvent.

Il faut être doux et patient avec la Ville, et pour ma part l’envie de la quitter et de voir ces homonymes ne me quitte pas. Mais elle a désormais une place à elle dans mon coeur. Tout ceci pour dire : où trainer ces basques pour tenter d’aimer Paris ? J’aimerais bien le savoir !

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